Brunella, un amour illusoir

    LDH-lisons des histoires
 *PARTIE #2*

Amine était le nom du vigile. C’est lui qui m’avait fait savoir que Brunella a besoin de quelqu’un qui l’accordera son attention, qui l’écoutera, qui va lui faire sentir bien en elle, qui va lui faire ressentir l’amour. « Amine, je l’aime sincèrement et je peux faire tout ce que tu as mentionné » lui dis-je. Il réfléchit quelques minutes et me dit : « Pars et écris une lettre dans laquelle tu lui diras tout ce qui est dans ton cÅ“ur. Il faut que la lettre en elle soit sincère, mais il faut qu’elle soit anonyme. Je ferai de mon possible pour qu’elle retrouve la note dans son sac d’écolier. Nous allons le faire deux fois ; la deuxième fois, tu exigeras sa réponse et le lieu qu’elle la laissera. Si cela ne marche pas, nous allons essayer une autre méthode. »

Une fois à la maison, je commençai à réfléchir sur les mots que je dois utiliser dans cette lettre. Le soir, je pris un papier et me mis à table. Ce qui suit étaient les phrases que j’avais utilisées dans ma première lettre à Brunella :
1 « Victime d’un coup de foudre, ce que je porte dans mon cÅ“ur aujourd’hui ne sont pas des caprices. Pour les bonnes manières, reçois mes salutations les plus aimables.
La première fois où tes yeux ont croisé les miens, j'étais sous le choc. Mes yeux furent remplis d'émoi et je ne répondais plus de moi. Mais malgré mon désir d'être avec toi, je sais que notre amour est peut-être impossible, car tu auras tes yeux ailleurs. Il est certes que tu veuilles destiner ton cÅ“ur à un riche ; ce qui est dommage pour moi, car je n’en fais pas partie. La seule chose que j’en possède et que je peux te la dédier entièrement, c’est mon cÅ“ur empoisonné d’un amour sincère. Je t'écris ce texte en guise de lettre d'amour parce que je n'arrive pas à t'avouer en face ce que je ressens.  L'amertume avait emprisonné ma vie, mais ton amour l’a libérée. Sur ce, je te souhaite la plus douce des nuits.
                                                        Ton amour caché. »

Le lendemain, je m’étais rendu chez Amine pour la lui rendre. Il prit la lettre et me dit de ne pas m’inquiéter ; qu’il fera tout pour qu’elle la lise. Je l’avais remercié et partis. Avant de partir, il me dit de rédiger une deuxième après trois jours ou une semaine plus tard. Une fois à la maison, mon cÅ“ur ne cessait de battre, car je ne savais pas si elle allait valider ma requête ou pas. Mais, l’espoir fait vivre, dit-on.
Une semaine après, je m’étais encore mis à table pour ma deuxième lettre.

2« Salut ! Une fois encore, ce sont les larmes coulées du stylo de ton amour caché qui s’adressent à toi. Je ne suis plus chaste depuis longtemps. Ton amour me baise depuis longtemps. Tu as conquis mon cÅ“ur. Cette lettre vient d’un cÅ“ur brisé par un amour univoque.
Sauve-moi aimablement et accorde-moi un petit espace dans ton cÅ“ur. Je t’ai déjà donné le mien il y a longtemps. Intoxiqué par ton amour, j’ai perdu tous mes sens ; c’est seulement lorsque je pense à toi que suis calme.
Je t’écris cette lettre de la part d’un cÅ“ur qui souffre de la maladie du cÅ“ur. Et l’impatience d’avoir ta réponse est devenue mon bourreau.
Espérant lire tes mots, tu peux toutefois laisser ta réponse derrière votre maison sous une pierre que j’ai moi-même laissée.
                                                                    Ton amour caché. »

J’étais resté deux semaines sans réponse. Je commençais à m’inquiéter. Je me disais que Brunella a sûrement ignoré mes lettres, puisqu’à chaque fois, je me rendais derrière leur maison espérant retrouver la sienne, mais hélas, le dessous de la pierre était toujours désert. J’étais plongé dans mes pensées lorsqu’une idée m’était parvenue : et si je retournais une fois encore ? Je marchais avec désolation, le pessimisme m’envahissait et mon cÅ“ur battait une chamade. J’étais sur le lieu. Ce qui allait me pousser à soulever la pierre était absent. J’étais livré à moi-même. Tout un coup, mon bras droit me tira vers la pierre et je la soulevai, et à ma grande surprise, je vis un papier blanc au-dessous d’elle. J’ai poussé un grand soulagement. Mais j’étais toutefois inquiet, car je ne savais pas ce que contenait la lettre. Je pris la lettre et sans plus perdre du temps sur les lieux de peur de me faire voir, je partis.

Une fois à la maison, j’avais du mal à ouvrir la lettre. Tous mes sens étaient en ébullitions. J’avais alors pris mon courage à deux mains pour découvrir son contenu. Lorsque je l’ouvris, j’avais lu ce qui suit :
 


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