Nous sommes rentrés à Soubré cette nuit là. J’ai commencé à paniquer. Si le Proviseur meurt, je suis foutu. Il faut que le lendemain je m’arrange à rentrer à Abidjan. Rita semble ne pas s’inquiéter :
- Relaxe Richard
- Je ne peux pas être relaxe, si ton proviseur meurt on ira tous en prison
- Il ne va pas mourir, il a l’habitude de piquer des crises, il se réveillera après.
- Ah bon hein
- Oui oui et crois moi il ne cherchera même pas à vouloir mener une quelconque enquête. C’est un vrai peureux
- Ça me rassure.
- Je ne peux pas être relaxe, si ton proviseur meurt on ira tous en prison
- Il ne va pas mourir, il a l’habitude de piquer des crises, il se réveillera après.
- Ah bon hein
- Oui oui et crois moi il ne cherchera même pas à vouloir mener une quelconque enquête. C’est un vrai peureux
- Ça me rassure.
La réponse de Rita ne m’a pas beaucoup convaincu. Je dois rentrer sur Abidjan le lendemain avec elle ou sans elle. Alors je pars informer ma Tante :
- La course s’est bien passée à Gagnoa ?
- Oui maman mais moi je dois rentrer à Abidjan demain, j’ai reçu un coup de file d’un camarade de FAC
- Or tu n’as même pas duré
- La prochaine fois je viendrai et on ira aux champs maman
- Ok mon fil c’est compris.
- Oui maman mais moi je dois rentrer à Abidjan demain, j’ai reçu un coup de file d’un camarade de FAC
- Or tu n’as même pas duré
- La prochaine fois je viendrai et on ira aux champs maman
- Ok mon fil c’est compris.
Le lendemain matin j’ai pris le car, je suis rentré sur Abidjan sans Rita. Elle m’a fait savoir qu’elle avait des affaires à gérer et qu’elle me rejoindrait un mois après.
Quelque semaines plus tard, je la rappelle Rita, elle me dit qu’elle a des soucis de santé, et qu’elle va prendre juste un peu de temps de retard, histoire de mieux se rétablir et tout. J’ai commencé à m’inquiéter pour ma cousine. La plus grande peur était la grossesse. Si Rita tombe enceinte je suis foutu. Je la rappelle :
- Tu as fait le test de grossesse
- Non bébé mais je pense que demain je le ferrai. Mes menstrues ne sont pas encore venues et cela m’inquiète énormément.
- Ok espérons que ce ne soit pas le cas.
- Ok.
- Non bébé mais je pense que demain je le ferrai. Mes menstrues ne sont pas encore venues et cela m’inquiète énormément.
- Ok espérons que ce ne soit pas le cas.
- Ok.
Cette nuit là je n’ai pas pu dormir. Si Rita tombe enceinte que vais-je dire ? Je l’aime trop pour refuser la grossesse, d’ailleurs si je refuse à qui va-t-elle confier la paternité ? Elle n’a pas couché avec Florent sinon on lui aurait fait porter le chapeau. Le Proviseur non plus. J’ai été le seul à pomper ma cousine. Il n’y pas d’alternative. Si c’est un cas de grossesse, c’est claire Rita doit avorter. Puisque je n’arrivais pas à dormir, je suis sorti pour prendre un pot au bar habituel. Seul dans mon salon avec une demi-bouteille de Gordon devant moi, en train de réfléchir, la musique Rumba en fond sonore, Ema m’appelle. Je sors répondre :
- Bébé depuis tu es revenu de Soubré je ne t’ai pas encore vu qu’est ce qui se passe
- Rien Ema seulement que je suis très occupé en ce moment
- Tu fais quoi maintenant ?
- Je suis au Bar de la dernière fois en train de réfléchir
- Tchrrrrrrrr c’est de moi tu te fous, c’est au bar qu’on réfléchi ? Je viens là-bas
- Rien Ema seulement que je suis très occupé en ce moment
- Tu fais quoi maintenant ?
- Je suis au Bar de la dernière fois en train de réfléchir
- Tchrrrrrrrr c’est de moi tu te fous, c’est au bar qu’on réfléchi ? Je viens là-bas
Ema a raccroché le téléphone. Elle pensait que j’étais avec une fille. Tellement jalouse qu’elle ne s’est pas retenue, les 20 minutes qui ont suivi elle a débarqué dans le bar. J’étais crou (caché) dans l’angle opposé à la porte d’entrée. Elle est rentrée, elle a tourné croyant me voire aussi facilement. Elle ressort, adossée de sa voiture elle m’appelle :
- Tu es où je suis devant le Bluetooth
- Une minute j’arrive bébé
- Une minute j’arrive bébé
Je sors, la petite s’est adossé à une range rover rouge. Bisou sur sa jour, elle m’a esquivé et saisie ma bouche. Je l’ai bécot malgré moi, je n’étais pas d’humeurs à embrasser cette nuit. On est rentré dans le bar. Après 30 minutes, elle n’a pas eu de trace de femmes, elle a demandé à rentrer :
- Ok tu me déposes et tu continues
- Non je dors chez toi aujourd’hui, trop envie de te sentir
- Quoi ! je n’ai pas l’esprit à pomper aujourd’hui hein Ema, le week-end on le fera relaxe s’il te plait rentre.
- Je ne rentrerai pas tant que tu ne m’as pas Maplor (faire l’amour) ce soir. Ce n’est pas un débat
- Dans ce cas on le fera à l’hôtel mais on ne dormira pas hein
- Ok compris chou, tu es un ange.
- Non je dors chez toi aujourd’hui, trop envie de te sentir
- Quoi ! je n’ai pas l’esprit à pomper aujourd’hui hein Ema, le week-end on le fera relaxe s’il te plait rentre.
- Je ne rentrerai pas tant que tu ne m’as pas Maplor (faire l’amour) ce soir. Ce n’est pas un débat
- Dans ce cas on le fera à l’hôtel mais on ne dormira pas hein
- Ok compris chou, tu es un ange.
Il est 22h, on part à la Résidence Ohinéné aux Deux Plateaux. Là-bas, ce n’est pas une histoire d’heure, ce sont des résidences, on parle en thème de nuitée. La petite m’a fait savoir que je pourrai rentrer après avoir fait deux coups. Elle dormira là, histoire de changer de cadre. Pourtant Ema est le genre de go, quand tu commences, tu n’as pas envie de terminer. Avec ses grosses fesses moulantes et ses long cheveux, elle a un corps qui s’est retenir garçon en plus elle sent merveilleusement très bon.
On s’est mougou (faire l’amour) toute la nuit sans se reposer. Le lendemain j’étais très vide comme une orange sucée par un bêla après avoir parcouru une distance de 35 kilomètre à pied sous le soleil sans boire ni manger. Elle m’a filé un paquet de billet de 10 000. Je n’ai même pas pris la peine de compter. Elle me déposa devant le portail de la maison de Papa et rentra chez elle.
Aux environs de 10h30, Rita m’appelle :
- Bébé
- Oui mon trésor qu’elle est la nouvelle ?
- Les nouvelles ne sont pas bonnes, le teste est positif
- Quoi ! tu es enceinte ?
- Oui bébé, je ne comprends pas
- On est foutu
- Oui mon trésor qu’elle est la nouvelle ?
- Les nouvelles ne sont pas bonnes, le teste est positif
- Quoi ! tu es enceinte ?
- Oui bébé, je ne comprends pas
- On est foutu
Si Rita informe sa maman, c’est dangereux pour moi, je perds ma crédibilité aux yeux de tout le monde notamment mes parents et mes amis :
- Ta maman n’est pas informée j’espère.
- Pas encore
- Mais arrête de pleurer, ça me fout la trouille.
- Pas encore
- Mais arrête de pleurer, ça me fout la trouille.
Pendant que je communiquais avec Rita, Herman me surprend dans le couloir :
- Tu cause avec qui et puis tu transpires comme ça
Je lui fais signe de la main lui demandant de se taire.
- Ne quitte pas hein, dis-je à Rita au téléphone
Je cours dans ma chambre pour relancer l’appel :
- Rita garde ton calme tu sais ce qu’on va faire, tu dois avorter obligatoirement
- Jamais je ne veux pas mourir, on sera obligé de prendre nos responsabilités
- Tu dis quoi ! tu oublies que nous sommes cousins. Tu as idée de ce que les autres penseront de nous s’ils le découvrent qu’on a couché ensemble toi et moi ?
- Qu’ils pensent ce qu’ils veulent moi je n’avorterai pas. On va assumer tous deux.
- Jamais je ne veux pas mourir, on sera obligé de prendre nos responsabilités
- Tu dis quoi ! tu oublies que nous sommes cousins. Tu as idée de ce que les autres penseront de nous s’ils le découvrent qu’on a couché ensemble toi et moi ?
- Qu’ils pensent ce qu’ils veulent moi je n’avorterai pas. On va assumer tous deux.
Elle a raccroché son téléphone. Je transpire à grosse goutte. Les mains sur la tête, je fais les vas et viens dans ma petite chambre tout en me posant mille et une questions :
- Dans quoi je me suis foutu ? L’inceste dans nos traditions est punie. Je suis mort c’est sûr
Je vois Herman qui rentre dans ma chambre tout doucement en frappant ses mains comme s’il applaudissait mais à un rythme assez lent. Il a tout entendu. Il écoutait à la porte :
- Bravo Rcky, tu es un dix. Han, je ne crois pas mes oreilles. J’ai tout entendu. Non ! grando tu es fort même. Je te respecte. Pendant que tu me moralisais, toi tu moussais (couchais) la jolie petite cousine en spi. Ouais tu es un champion.
Je regarde mon petit frère Herman, je ne sais pas ce que je vais lui dire.

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