RITA MA JOLIE COUSINE. Episode 12

Le lendemain, Rita fait savoir Ă  sa maman qu’elle a une course Ă  effectuer Ă  Gagnoa avec moi. Sa mère lui accorde la permission. Pour ne pas ĂŞtre soupçonnĂ© par qui que ce soit, le Proviseur dĂ©cide de faire son voyage dans une voiture banalisĂ©e, vitre teintĂ©e. Rita me donne toutes les prĂ©cisions sur la voiture. Ils dĂ©marrent Ă  10h30, je les suis tout doucement.
ArrivĂ© Ă  un post de police, je ralenti. Après contrĂ´le d’usage je reprends la route mais je ne vois plus la voiture du proviseur. J’accĂ©lère mais rien jusqu’Ă  ce que j’arrive Ă  Gagnoa. Je tente d’appeler Rita, son tĂ©lĂ©phone ne passe pas. Elle m’avait communiquĂ© le numĂ©ro du proviseur. Je l’appelle, son tĂ©lĂ©phone sonne. Il dĂ©croche je ne sais pas ce que je vais lui dire, je raccroche. Je marque un temps de rĂ©flexion. Après je relance le mĂŞme numĂ©ro, cette fois il est fermĂ©. Je rĂ©essaie le numĂ©ro de ma cousine Rita, aucune connexion. Non seulement je ne connais pas la ville en plus je ne connais personne dans la ville. Pour bien retrouver mes esprits, je rentre dans un maquis plein air. Je boxe une grande Guinness bien glacĂ©e accompagnĂ©e de choukouya de mouton. Tout doucement mes idĂ©es se remettent en place. Je rencontre un jeune branchĂ© de la ville Ă  qui je remets 10 mille avant de commencer la discussion. Il est enjaillĂ© :
- HĂ© mon viĂ©, tu m’as gattĂ© aujourd’hui hein
- C’est grattuit mais tu vas m’aider
- Je suis prĂŞt pour toi-mĂŞme Ă  l’as carace (prĂŞt Ă  tout). Dit moi tout ce que tu veux, ici Ă  GĂ´zĂ´ (Gagnoa) je vais te montrer les koulangayo (tous les recoins)
- C’est cool. Tu peux m’accompagner dans un hĂ´tel très cachĂ© de la ville mais bien quoi
- Ça c’est un petit problème
Le gars commence à ouvrir la portière de ma voiture et me dit :
- Monte champion kaba kaba (vite)
Je monte et on prend la route, il semble collaborer, mais après une dizaine de minute de route à la sortie de Gagnoa, le gars en question sort un grand couteau hyper tranchant et me dit :
- Petit bahadjouhou (imbĂ©cile) lĂ  donne tout le djĂŞhĂŞ (l’argent) qui est sur toi sinon je vais te mloumlou (piquer piquer)
Je n’ai jamais eu peur de ma vie. Je suis descendu tout doucement de la voiture. Mon faux pistolet Ă©tant dans mon do, j’ai peur qu’il le dĂ©couvre. Donc je fais un effort pour le cachet :
- Tous les Dizao (billets de dix mille) que j’ai vus lĂ , il faut mettre ça dans ma main, me dit-il
En mettant ma main dans ma poche je profite pour sortir mon faux pistolet et je le braque contre le voyou.
- Pose ce couteau par terre sinon je te fais exploser la tête, dépêche toi.
La peur a changé de camp. Il a commencé à trembler sur lui :
- Mon mon mon viĂ© pardon je m’amusais
- Dépose vite le couteau et tourne-toi
Mes yeux rouges comme un vrai agent de la PJ, le bandit a commencĂ© Ă  faire pipi sur lui. J’ai rĂ©cupĂ©rer le couteau et je lui ai dit de fuir :
- Mon vié si je bouge tu vas me tuer snif snif
- Bouge je dis
Un pas, deux pas, le troisième pas il s’est faufilĂ© dans la broussaille et il a disparu. Je suis remontĂ© dans ma voiture rapidement, j’ai quittĂ© les lieux. Dans ma fuite mon tĂ©lĂ©phone sonne, je regarde c’est le numĂ©ro du Proviseur :
- Vous avez tentĂ© de me joindre tout de suite c’est qui ?
J’ai encore perdu le file, tellement ce salaud m’a foutu la trouille. A force de bĂ©gayer le Proviseur a raccrochĂ©. Je me suis rĂ©fugie dans un autre coin un peu plus classe. Cette fois j’ai boxĂ© deux Guinness pour diminuer le stress. Après je rappelle Rita :
- Tu es oĂą Richard ?
- Je suis Ă  Gagnoa et toi ?
- On est Ă  Gagnoa aussi il n’y a pas rĂ©seau ici donc fait vite
- Donne-moi votre position
- On Ă  l’hĂ´tel Kiliyo au quartier BabrĂ©, Carrefour OBV, renseigne toi
- Quelle chambre ?
- Nom on n’est pas en chambre pour l’instant on est au bar de l’hĂ´tel
- Ok cousine j’arrive
J’ai peur de me faire accompagner par un homme, je prends une jeune fille tĂŞte en l’air, elle m’accompagne. On arrive dans le bar effectivement, ils y sont. Je remets 5 mille Ă  la petite, je m’installe et je commande 3 Guinness, la petite bouteille. A peine la première petite bouteille finie, je vois le proviseur ceinturer ma jolie cousine. Il monte pour prendre leur chambre. Foutaise, j’ai envoyĂ© un message Ă  Rita :
- Communique-moi vite le numéro de la chambre :
Après 5 minutes elle me répond :
- Chambre H25.
AussitĂ´t je coure prendre une chambre juste Ă  cĂ´tĂ© de la H25, on me dit qu’elle est occupĂ©e :
- Celle d’en face alors
- Occupée Monsieur
- Laquelle n’est occupĂ©e donc ?
- Les chambres d’en bas
Quelle histoire ! Ok compris j’ai pris une chambre en bas mais toujours par SMS j’Ă©change avec ma cousine. Après avoir fini de prendre son bain, Monsieur ZĂ©zĂ© sort de la douche nu avec un minuscule zizi non coupĂ© semblable Ă  un petit cola. Quand Rita a vu, elle ne s’est pas empĂŞchĂ©e de rire :
- Vas te rincer ma jolie poupée
- Ok compris bébé.
Elle a pris son tĂ©lĂ©phone avec elle et est rentrĂ©e dans les toilettes. Etant dans les toilettes elle m’Ă©crit en disant que la porte n’est pas fermĂ©e Ă  clĂ© et que dès qu’elle finit de se doucher je peux venir traumatiser le proviseur. Super comme plan.
A peine elle fini sa douche, je pousse la porte, et braque mon faux pistolet sur le proviseur lui intimant l’ordre de se taire. Je ferme bien la porte Ă  clĂ© et je lui dis :
- Donc c’est toi tu mougou ma copine ?
- Non petit c'est-Ă -dire que…
- La ferme. Rita donc c’est ça ?
Rita joue le jeu
- BĂ©bĂ© je vais t’expliquer
- Tu vas m’expliquer quoi je vous surprends dans une chambre d’hĂ´tel, tu vas m’expliquer quoi ? Je vais vous tuer tous les deux.
Je fais le mouvement de gauche Ă  droite avec mon faux pistolet. Le proviseur est mort de panique. Tellement il Ă©tait stressĂ© il a perdu connaissance. Rita s’est vite habillĂ©e et on a quittĂ© l’hĂ´tel sans qu’on ne soit soupçonnĂ©.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Instagram